FICHE TECHNIQUE DE CONSTRUCTION
Строительная изоляция

Fiche technique pour la réalisation de l'étanchéité des planchers de sous-sol à l'aide de matériaux en rouleaux bitumineux-polymères

La présente fiche technique réglemente les processus de mise en œuvre d'une étanchéité collée contre la pression hydrostatique pour les planchers de sous-sol d'une superficie de 50 m² et plus, avec un niveau de la nappe phréatique atteignant jusqu'à 50 cm au-dessus du niveau de fondation. Le document contient des solutions techniques complètes concernant le rabattement de nappe, la préparation du support, la pose du revêtement d'étanchéité et la mise en place des couches de protection, conformément aux normes internationales en vigueur.
8 sections 4 figures

Matériaux

  • Matériau d'étanchéité en rouleau bitume-polymère de qualité supérieure
  • Mastic bitumineux adhésif appliqué à chaud
  • Mélange de béton de classe C8/10 (pour le béton de propreté)
  • Mélange de béton de classe C12/15 (pour la couche de lestage)
  • Mélange de béton de classe C20/25 (pour le sol fini)
  • Mortier de ciment-sable (proportions 1:2 et 1:3 pour l'enduit et la chape)
  • Pierre concassée (granulométrie 60-70 mm pour la fondation drainante)
  • Gravier ou gravillons (pour le puisard de drainage)

Équipement

  • Pompe de drainage immergée d'une capacité suffisante pour le rabattement de nappe
  • Rouleau cylindrique à revêtement souple (poids 80-100 kg)
  • Cuve électrique pour le chauffage sécurisé des compositions bitumineuses
  • Seaux métalliques (en forme de cône tronqué avec couvercle) pour le transport du mastic
  • Vibrateur de surface électrique (tension jusqu'à 42 V)
  • Chalumeau à gaz ou lampe à souder (pour le chauffage localisé des jonctions)
  • Brosses à long manche pour l'application du mastic chaud
  • Spatules en caoutchouc et en bois à manche long
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1. Domaine d'application et solutions constructives

La fiche technique a été élaborée pour l'exécution des travaux de mise en œuvre de l'étanchéité collée des planchers de sous-sol de bâtiments résidentiels et industriels, afin de les protéger contre les eaux souterraines. La structure de base du système d'étanchéité comprend un complexe multicouche assurant une protection fiable du sous-sol contre la pression hydrostatique et les remontées capillaires. Les matériaux et méthodes utilisés sont adaptés aux conditions des sols saturés en eau.

La structure du dallage sur terre-plein comprend les couches suivantes (de bas en haut) : une couche de fondation en pierre concassée compactée, un béton de propreté de classe de résistance à la compression C8/10 (équivalent à B7,5) avec une surface talochée, un revêtement d'étanchéité bicouche en matériaux bitumineux-polymères en rouleaux appliqués sur mastic chaud, une couche de protection en mortier de ciment-sable (proportion 1:3), une couche de béton de lestage de classe C12/15 (B15), et une chape de ciment de finition en béton de classe C20/25 (M-25) ou mortier équivalent.

Pour garantir une haute qualité des travaux en présence d'un afflux d'eaux souterraines, la technologie prévoit obligatoirement la création d'un système temporaire de rabattement de nappe. Le niveau de la nappe phréatique doit être maintenu dans des tolérances strictes pendant toute la durée des travaux : de 5 à 10 cm en dessous du niveau de la fondation en pierre concassée. Les travaux de pose des matériaux en rouleaux s'effectuent exclusivement sur un support sec et préparé.

Fig. 1 — Détails de la coupe transversale des jonctions du plancher de sous-sol et des murs, montrant l'étanchéité et les couches structurelles.
Fig. 1 — Détails de la coupe transversale des jonctions du plancher de sous-sol et des murs, montrant l'étanchéité et les couches structurelles.
1Chape de sol en mortier de ciment-sable, servant de couche supérieure de protection et de nivellement.
2Sous-couche en béton ou couche de béton de protection sur la membrane d'étanchéité.
3Dalle structurelle en béton armé, constituant la base porteuse principale.
4Couche de protection en chape de ciment-sable posée directement sur la membrane d'étanchéité pour éviter les dommages mécaniques.
5Couche de préparation en béton de propreté, offrant une surface propre et plane pour les couches ultérieures.
6Couche de coussin en sable ou gravier compacté, servant de base de drainage et de nivellement.
7Sol de fondation naturel compacté.
8Membrane d'étanchéité continue (généralement en bitume en rouleau ou en feuille synthétique), s'étendant verticalement sur le mur pour protéger contre la pénétration d'humidité.
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2. Rabattement de nappe et terrassement

Avant le début des travaux d'étanchéité principaux, il est nécessaire de nettoyer le local et de mettre en place un système de pompage des eaux. Dans chaque pièce isolée du sous-sol, un puisard (puits de pompage) spécifique est aménagé pour la collecte et l'évacuation de l'eau. Le fond de ce puits doit se situer 40 cm en dessous de la cote de projet de la partie inférieure de la fondation en pierre concassée du futur plancher. Un récipient perforé (tonneau avec des trous dans les parois et le fond) est installé dans le puits, son bord supérieur se situant dans l'épaisseur de la fondation en pierre concassée.

Le récipient est préalablement enveloppé d'un matériau filtrant (géotextile) pour éviter l'envasement, puis entouré à l'extérieur de gravier ou de gravillons. À l'intérieur, sur une couche de gravier d'une épaisseur allant jusqu'à 20 cm, un tuyau d'aspiration d'un diamètre d'au moins 150 mm est monté verticalement, équipé d'une crépine de protection à son extrémité inférieure. Le tuyau est fixé temporairement et sa hauteur doit correspondre au niveau de projet de la nappe phréatique. Le pompage est effectué par des pompes de drainage immergées, de manière continue pendant tout le cycle de construction.

Après l'abaissement du niveau de l'eau de 20 à 40 cm en dessous de la cote d'assise de la fondation, l'excavation des terres jusqu'aux cotes de projet est réalisée, suivie d'un nivellement. Pour renforcer l'effet drainant dans les sols saturés en eau ou cohérents (argileux/limoneux), une couche supplémentaire de géotextile est posée sous la fondation en pierre concassée. La surface est nivelée avec l'aménagement de tranchées drainantes radiales d'une profondeur de 5 à 7 cm, convergeant du périmètre des murs vers le puisard.

Fig. 1 — Schéma en plan du plancher d'un système de ventilation par aspiration localisée détaillant la disposition des conduits et l'emplacement de l'unité.
Fig. 2 — Schéma en plan du plancher d'un système de ventilation par aspiration localisée détaillant la disposition des conduits et l'emplacement de l'unité.
1Unité de ventilation (ventilateur d'extraction ou centrale de traitement d'air) servant de point d'extraction principal pour le système.
2Plénum ou point de collecte central reliant les branches principales des conduits à l'unité de ventilation.
3Conduits d'air ramifiés (grilles/tuyaux d'extraction) répartissant la capacité d'extraction dans la pièce pour capturer les émissions localisées.
  1. Pomper l'eau stagnante et nettoyer le support des débris.
  2. Creuser un puisard à une profondeur de 40 cm en dessous de la fondation en pierre concassée.
  3. Installer le récipient perforé, enveloppé de géotextile, avec un remblai de gravier.
  4. Monter le tuyau d'aspiration (Ø ≥ 150 mm) avec crépine de protection sur une couche de gravier de 20 cm.
  5. Lancer le système de rabattement de nappe pour obtenir une baisse du niveau de l'eau de 20 à 40 cm en dessous de la cote zéro.
  6. Niveler le sol et creuser des tranchées drainantes radiales d'une profondeur de 5 à 7 cm.
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3. Mise en œuvre des couches sous-jacentes et préparation du support

Sur le fond de forme nivelé, une couche de fondation drainante en pierre concassée criblée de granulométrie 60-70 mm est posée. L'épaisseur de la couche à l'état compacté doit être de 12 à 15 cm. La surface de la pierre concassée compactée est recouverte d'un géotextile ou d'un papier kraft de construction épais pour éviter la fuite de la laitance de ciment de la couche de béton supérieure vers l'horizon de drainage.

Sur la couche de séparation isolante, un béton de propreté de classe C8/10 (B7,5) d'une épaisseur allant jusqu'à 10 cm est mis en œuvre. Le mélange de béton est soigneusement compacté à l'aide de règles vibrantes électriques de surface, après quoi sa surface est nivelée et talochée jusqu'à l'élimination des irrégularités et des cavités (nids de gravier) qui pourraient endommager l'étanchéité en rouleau.

Une attention particulière est accordée à la préparation des surfaces verticales. Les murs de fondation, sur lesquels le revêtement d'étanchéité sera relevé, sont enduits de mortier de ciment-sable. Il est interdit de laisser des angles internes droits (jonctions plancher-murs) : ils sont adoucis par la réalisation de gorges de raccordement (solins) en ciment d'un rayon de 15 à 20 cm. Cela évite la pliure excessive ou la cassure du matériau en rouleau lors du collage.

Fig. 1 — Processus d'installation séquentielle d'une membrane d'étanchéité bitumineuse en rouleau sur un support structurel en béton.
Fig. 3 — Processus d'installation séquentielle d'une membrane d'étanchéité bitumineuse en rouleau sur un support structurel en béton.
1Technicien en étanchéité appliquant du mastic de collage bitumineux ou un primaire pour préparer la surface du support en béton à l'adhérence de la membrane.
2Récipient/seau en métal contenant du mastic bitumineux liquide ou de l'adhésif en bitume chaud.
3Rouleau applicateur ou brosse à long manche utilisé pour répartir uniformément le mastic adhésif sur la base structurelle.
4Technicien déroulant manuellement et alignant avec précision la membrane d'étanchéité bitumineuse sur le lit d'adhésif fraîchement appliqué.
5Rouleau de membrane d'étanchéité bitumineuse modifiée (généralement de 1,0 m de large) agissant comme barrière imperméable principale contre l'humidité.
6Technicien suivant le processus de déroulement pour presser systématiquement la membrane nouvellement posée sur le support.
7Rouleau manuel lourd en acier cylindrique utilisé pour comprimer mécaniquement la membrane, assurant une adhérence totale et éliminant les poches d'air emprisonnées.
8Dalle de base structurelle en béton armé ou chape de nivellement en ciment-sable fournissant un support rigide et en pente pour les couches d'étanchéité.
9Zones de surface de travail montrant le support en béton préparé nu (au premier plan) et une bande de membrane adjacente préalablement installée (à l'arrière-plan) en attente du scellement du chevauchement latéral.
  1. Répartir et compacter la pierre concassée de granulométrie 60-70 mm sur une couche de 12 à 15 cm.
  2. Couvrir la fondation en pierre concassée avec une couche de séparation (géotextile).
  3. Couler et compacter le béton de propreté (C8/10) sur une épaisseur allant jusqu'à 10 cm.
  4. Enduire la partie inférieure des murs de fondation.
  5. Réaliser des gorges de raccordement d'un rayon de 15 à 20 cm aux jonctions du plancher et des murs.
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4. Technologie de pose du revêtement d'étanchéité

Avant le début des travaux d'étanchéité, le béton de propreté et les parties enduites des murs sont soumis à un séchage forcé à l'aide de canons à chaleur et d'équipements de ventilation. Sur le support sec et dépoussiéré, un mastic bitumineux chaud est appliqué en deux passes. Le revêtement doit être continu, sans manques ni coulures. Le collage des matériaux en rouleaux bitumineux-polymères s'effectue par soudage en plein ou collage sur mastic chaud.

Le processus de collage commence par le repli du bord du rouleau sur 50 cm, l'application du mastic sur le support et la bande, et un marouflage minutieux du centre vers les bords. Le déroulement ultérieur s'effectue par sections de 50 à 60 cm. Le mastic est d'abord appliqué sur les bords en deux passes longitudinales, puis le centre est rempli. Un ouvrier applique le mastic, le second, muni de gants de protection, déroule le rouleau en chassant l'air du centre vers les bords avec une spatule. Les joints des bandes adjacentes doivent être réalisés avec un chevauchement : 100 à 120 mm sur les bords longitudinaux et 150 à 200 mm sur les bords transversaux. Immédiatement après la pose, la bande est marouflée à l'aide d'un rouleau cylindrique à revêtement souple d'un poids de 80 à 100 kg.

L'étanchéité de la traversée du tuyau d'aspiration nécessite un soin particulier. Le béton et le tuyau métallique sont préalablement chauffés au chalumeau à gaz. Un bourrelet annulaire de mastic chaud de 5 cm de haut est réalisé autour du tuyau, sur lequel est montée une collerette en matériau d'étanchéité. La première couche d'étanchéité est abondamment enduite de mastic. Les joints de la deuxième couche sont disposés en quinconce (à joints décalés) par rapport à la première. Avant la pose de la couche supérieure, un deuxième bourrelet de mastic de 12 à 20 cm de haut est formé autour du tuyau, lequel est recouvert de pièces découpées sur mesure de matériau en rouleau.

Fig. 1 — Méthodes de déroulement et de collage des matériaux de toiture et d'étanchéité en rouleau : a) déroulement parallèle unidirectionnel ; b) déroulement incliné en « chevron » à partir de l'axe central.
Fig. 4 — Méthodes de déroulement et de collage des matériaux de toiture et d'étanchéité en rouleau : a) déroulement parallèle unidirectionnel ; b) déroulement incliné en « chevron » à partir de l'axe central.
1Matériau de toiture ou d'étanchéité en rouleau en cours de déroulement et de collage.
2Support préparé ou couche sous-jacente de matériau en rouleau préalablement collée.
3Surface extérieure du matériau en cours de déroulement.
4Bord d'attaque du rouleau appliqué.
5Point de contact où le rouleau rencontre le support.
6Direction de la pression du rouleau (Trajet I) le long du bord.
7Direction de la pression du rouleau (Trajet III) dans la zone centrale.
8Direction de la pression du rouleau (Trajet III) à côté du centre.
9Matériau de toiture ou d'étanchéité en rouleau en cours de déroulement selon la méthode B.
10Support préparé pour la méthode B.
11Direction de la pression du rouleau inclinée (Trajet II) du centre vers le bord.
12Pression centrale initiale du rouleau (Trajet I).
13Direction de la pression du rouleau (Trajet III) parallèle au bord après le déroulement incliné.
14Direction de la pression du rouleau (Trajet II) le long du bord opposé.
15Rouleau de matériau montrant la forme cylindrique.
16Direction de la pression du rouleau (Trajet III) dans la zone centrale.
17Direction de la pression du rouleau (Trajet III) dans la zone centrale.
18Angle de 35 degrés indiquant la trajectoire vers l'extérieur du rouleau par rapport à l'axe central.
19Direction de la pression du rouleau inclinée (Trajet II) du centre vers le bord opposé.
20Direction de la pression du rouleau (Trajet III) parallèle au bord opposé après le déroulement incliné.
  1. Sécher et dépoussiérer le support en béton et les murs.
  2. Appliquer le mastic bitumineux chaud en 2 couches.
  3. Coller la première couche de matériau en rouleau avec un chevauchement de 10 à 12 cm (longitudinal) et de 15 à 20 cm (transversal).
  4. Maroufler le revêtement avec un rouleau souple de 80 à 100 kg.
  5. Monter les raccords au tuyau de drainage avec la formation de bourrelets de mastic.
  6. Coller la deuxième couche de matériau en décalant les joints par rapport à la première couche.
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5. Essais hydrauliques et mise en œuvre de la chape de protection

Après l'achèvement de la pose et le second passage au rouleau du revêtement d'étanchéité bicouche, des essais hydrauliques d'étanchéité sont réalisés. Pour ce faire, une réduction progressive de l'intensité du pompage de l'eau du puisard de drainage est effectuée, ce qui entraîne une augmentation de la pression hydrostatique sur le revêtement installé. La pression est portée au niveau de contrôle et maintenue pendant 15 minutes (1/4 d'heure).

Pendant l'essai, toute la surface du sous-sol est minutieusement inspectée afin de détecter la formation de boursouflures (bulles) ou de fuites actives. En cas de détection de défauts, l'eau est immédiatement pompée, les zones endommagées sont ouvertes, séchées et scellées avec des rustines de réparation présentant un chevauchement d'au moins 15 à 20 cm de tous les côtés du défaut. Après la conclusion satisfaisante des essais, le revêtement d'étanchéité est repassé avec un rouleau lourd pour éliminer les moindres plis.

L'étanchéité validée est immédiatement recouverte d'une couche de protection pour éviter les dommages mécaniques lors des travaux ultérieurs. Sur la surface horizontale, une chape en mortier de ciment-sable (proportion 1:3) d'une épaisseur de 30 mm est coulée. Les surfaces verticales (murs) sont enduites de mortier de ciment (proportion 1:2) d'une épaisseur de 30 mm, avec un lissage obligatoire à la truelle en acier (ferrage). Dans la zone de chevauchement du revêtement sur le mur (10 cm au-dessus de la future dalle en béton), un relevé renforcé en enduit est formé en deux couches d'une épaisseur totale de 6 à 7 cm.

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6. Organisation du travail et composition de l'équipe

Pour assurer la continuité du processus technologique et le respect des normes de rendement, les travaux sont réalisés par une équipe spécialisée de 6 personnes. L'équipe comprend des ouvriers de différentes spécialités : deux bétonneurs (niveaux de qualification : chef d'équipe et assistant), trois étancheurs (qualifications élevée, moyenne et de base) et un opérateur de pompage.

Les responsabilités sont réparties comme suit : le bétonneur chef d'équipe effectue l'implantation topographique, rapporte les niveaux de fondation, installe les repères (guides) et forme les tranchées drainantes. Le second bétonneur s'occupe de la mise en œuvre et de la vibration de la pierre concassée et du béton. Après la pose de l'étanchéité, les deux bétonneurs réalisent l'enduisage de protection des murs, la formation des relevés et le coulage des chapes de protection.

L'étancheur qualifié réalise la découpe du matériau en tenant compte des chevauchements nécessaires et effectue le collage direct des rouleaux. L'étancheur de qualification moyenne le suit, effectuant le marouflage intensif du revêtement à l'aide d'un rouleau. L'étancheur de base est responsable de la préparation du mastic bitumineux et de son application en couche uniforme sur le support en béton. L'opérateur assure le fonctionnement ininterrompu des pompes immergées et contrôle le niveau du rabattement de nappe.

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7. Contrôle qualité et tolérances

Le contrôle qualité de la production comprend trois étapes : à la réception des matériaux, en cours d'exécution et à la réception finale. Lors du contrôle à la réception, on vérifie la présence des certificats pour les matériaux en rouleaux et les mastics, ainsi que la conformité des caractéristiques physico-mécaniques aux exigences du projet. Chaque rouleau doit être livré dans un emballage de protection d'usine empêchant le collage des couches entre elles.

Le contrôle d'exécution comprend la surveillance du régime de température lors du chauffage du mastic, de l'épaisseur de la couche de liant bitumineux appliquée et la vérification de la qualité de l'adhérence au support. Le paramètre le plus important est le respect de la taille des chevauchements des bandes (minimum 100 mm en longitudinal, 150 mm en transversal). La présence de bulles d'air, de plis, de décollements des bords et de dommages mécaniques (perforations, coupures) est inacceptable.

Le contrôle de réception final de l'étanchéité achevée est effectué avant le début de la réalisation de la dalle en béton de lestage. L'épaisseur totale du revêtement d'étanchéité est évaluée, l'écart maximal par rapport à l'épaisseur de projet ne devant pas dépasser 10 %. Tous les points de perforation et d'incision identifiés doivent être réparés avec des rustines multicouches sur mastic chaud, en respectant la technologie de soudage.

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8. Exigences de sécurité et santé au travail

Les travaux avec des mastics bitumineux chauds sont classés dans la catégorie à haut risque. Le chauffage du mastic à l'intérieur du sous-sol est autorisé exclusivement dans des cuves électriques fermées. Il est strictement interdit d'utiliser des appareils à flamme nue pour la fusion du bitume. Le transport du mastic chaud jusqu'au lieu de travail s'effectue dans des seaux métalliques spécifiques, en forme de cône tronqué (partie large vers le bas), équipés de couvercles fermant hermétiquement et de dispositifs de verrouillage fiables.

Le personnel chargé de la préparation et de l'application du mastic chaud doit être équipé d'un ensemble complet d'EPI : lunettes de sécurité, masques respiratoires pour protéger les voies respiratoires des hydrocarbures volatils, gants thermorésistants et bottes en caoutchouc. Obligatoirement, les extrémités des manches des vêtements de travail sont nouées par-dessus les gants, et les jambes des pantalons sont portées à l'extérieur et fixées sur les tiges des bottes pour éviter que du bitume chaud n'atteigne la peau.

Le lieu de travail doit être équipé de moyens de première intervention incendie : extincteurs à mousse, bacs de sable sec, couvertures anti-feu. Il est strictement interdit d'utiliser de l'eau pour éteindre du bitume en feu — cela provoquerait des éclaboussures de la masse incandescente et une expansion instantanée de la zone de l'incendie. L'équipement électrique (pompes, vibrateurs) doit être raccordé via des disjoncteurs différentiels (DDR), et la tension d'alimentation des vibrateurs portatifs ne doit pas dépasser la limite de sécurité de 42 V.

Conseils & Recommandations
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Il est strictement interdit d'éteindre du bitume ou du mastic en feu avec de l'eau. En cas d'incendie, n'utilisez que du sable sec, des extincteurs à mousse ou une couverture anti-feu.
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Pour assurer une adhérence parfaite et éviter les dommages mécaniques au revêtement, il est obligatoire d'utiliser un rouleau cylindrique à revêtement souple d'un poids strictement compris entre 80 et 100 kg pour maroufler les rouleaux.
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Lors de la pose de la deuxième couche d'étanchéité, les joints doivent impérativement être décalés par rapport à ceux de la première couche (pose en quinconce) afin d'exclure la formation de ponts capillaires traversants.
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Le niveau de la nappe phréatique pendant les travaux de terrassement et de bétonnage doit être maintenu par des pompes à un niveau d'au moins 5 à 10 cm en dessous de la limite inférieure de la fondation en pierre concassée.
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Il est inacceptable de laisser des angles internes droits (90 degrés) aux jonctions plancher-murs. Il est obligatoire de réaliser des gorges de raccordement en mortier de ciment-sable d'un rayon de 15 à 20 cm pour assurer une courbure douce du matériau en rouleau.